« D'où venait-il ? Du lieu le plus prochain. Ou allait-il ? Est ce que l'on sait ou l'on va ? »
Revenant de temps en temps je constate que la fin est proche. Après avoir observé petit à petit la décadence au fil des mois, j'ai fini par l'accepter. Finalement c'était plus facile d'écrire des absurdités quand on avait 14 ans et qu'on se prenait pour un autre. Aujourd'hui c'est plus difficile d'écrire un truc sérieux quand on a 17 ans et que l'on ne sait ni d'où l'on vient, ni ou l'on va, surtout quand l'on ne sait pas ou l'on est. Après avoir, avec succès, refait ma vie en enlevant les éléments encombrants et passé par quelques compartiment de pressurisation, entrainant quelques légers contact frontal, l'instant même n'existe plus, ou pas. « Cogito ergo sum » certes, pourtant plus je pense et moins je suis et paradoxalement je m'affirme intérieurement tout en jouant l' « hypocrite » (au sens étymologique du terme) face a autrui. Certes depuis ce soleil blanc je suis heureux, certaines choses que je n'ai jamais eu, je les ai sans presque aucun obstacle (alors que d'autre essayent toujours d'apprendre à nager), mais au plus les mois passaient et au plus je découvrais que finalement, derrière toutes ces apparences les confettis, le froid glacial, les mouches et l'odeur de shit régnaient en maitres. Rien de tout cela n'est vrai, tout est irréel et vide de sens. J'ai beau les collectionnais, m'y attacher, les rejeter, en profitait, c'est laid. Celle-ci est bien, attachante, un même comportement, très bien, j'aime. Le reste n'est qu'immondice tout en étant beau. Il faut savoir comprendre les concepts avant de pouvoir « essayer » de juger, insupportable tout ces gens qui jugent ou qui imaginent avoir raison alors que ce qu'ils en savent n'est que superficiel. Pour apprécier, il faut connaitre le concept fondateur ... beaucoup ne connaissent pas et d'autres ne comprennent pas, et puis certains croient savoir mais pourtant vous ne savez pas ! Ce qui a pu vous être dit a ces moments-là ne sont que des bribes, voire des choses modifié par le temps ou par une mémoire trop défaillante. J'ai failli à mes objectifs et aujourd'hui j'en ai perdu le contrôle. 2 croient que c'est reparti, 3 autres me détestent et souhaitent ma mort. Je n'aime pas être détesté, ca peut paraitre bizarre mais j'ai toujours essayé a ce que les gens aient une bonne opinion , ou du moins pas d'opinion. Savoir qu'un sentiment de haine est nourri fais mal au c½ur, votre haine n'étaient pas souhaité, votre ouverture d'esprit l'était. Je me suis trompé en imaginant vos comportements tel des automates, je ne suis pas encore marionnettiste et mon aveuglement m'a trompé. Après tout n'est-il pas plus simple de caractériser les gens par leur tenue vestimentaire et leurs apparences plutôt que de les considérer comme des êtres tridimensionnels, tellement imprévisible et impossible à comprendre ? La est bien le piège auquel tout les jours je suis témoin et auquel je me suis adonné mais j'ai compris...il faut comprendre le latéral pour pouvoir réussir mais il faut d'abord se perdre avant de trouver son chemin. Bien que je ne puisse cacher mon regard froid et que vous puissiez serrer ma main et sentir ma chair et même que vous puissiez penser que nos modes de vie sont probablement comparables voire que vous pensiez avoir une discussion avec moi : je ne suis tout simplement pas là. C'est l'insoutenable légèreté de l'être opposé a la gravité de l'eternel recommencement. Tout vole et rien n'est là, le corps est présent mais l'âme s'est envolé ailleurs dans des lieux que elle seul connait et peut visiter (cela est la tragédie humaine, le solipsisme de soi-même) et perd des moments et agit par l'intermédiaire d'une chose qu'elle ne connait pas. Alors que l'on porte notre fardeau en même temps ce qui nous empêche de s'extraire. 3 ans. 3 ans se sont écoulés et énormément de choses ont changé, tout, presque, pour ainsi dire. Vous vous reconnaitrez j'espère mais bon, on y peut rien, le concept même de la vie est le changement et je m'y suis accommodé, j'aime ca : prendre le balais d'Hercule et balayer l'église corrompu pour recommencer, aller dans l'inconnu et vivre dans le présent. Après cette nostalgie maladive qui rongeait, les fils qui reliaient au passé ont été coupé, et certains devraient s'en inspirer. Arrêter de pleurer et d'avoir des remords et concentrez-vous sur vous-même, le présent et analyser le futur avec clairvoyance et lucidité, un philosophe a dit : « le passé n'existe plus et le futur n'existe pas » ce ne sont que des illusions créés par le cerveau, seul le présent existe et vous pouvez changer a ce moment-là. C'est l'enchainement de cause à effet, primordial, qui régit la physique même. Je ne suis tout simplement pas là. Ces personnes ne sont plus ici, la vision a changé depuis la dernière fois et elles ont quasiment toutes disparu car elles n'ont pas voulu réapparaitre, c'est dommage. La relève est passé et continue de changer, sans discontinuer dans un flot continu, cette action là a été la plus bénéfique malgré l'immense effort qu'il faut avoir. La pensée se désagrège. Je me souviens lorsque je regardais avec un regard vide et passionné cette étendue et autrui qui se questionnait. Oui je t'aime, oui j'aime tout cela, rien n'est à haïr sauf ce qui est abjecte, oui je t'aime ! Je ne suis tout simplement pas là. N'avait vous jamais eu le sentiment de l'avoir déjà vu ? Que ce que l'on vous a enseigné étaient du poison ? De vous rendre compte que tout ce que vous avez pensé jusqu'à aujourd'hui, que même votre vie, étaient fausse ? c'était un bon crû. 3 ans et bientôt la vie va prendre une nouvelle route, quelque chose de complètement différent. C'est beau. Tout prend un nouveau chemin. Des chemins vers l'inconnu. Toujours avec cette insoutenable légèreté de l'être.




